Ce Jour-là

Émile Ntamack

Joueur français de rugby à XV

Anúncio

Émile Ntamack, né le 25 juin 1970 à Lyon, est un joueur international français et entraîneur de rugby à XV. Joueur, il a évolué aux postes d'arrière, d'ailier ou de centre au sein du Stade toulousain où il a fait toute sa carrière et a gagné plusieurs titres nationaux et européens. Après sa carrière de joueur, il en a entamé une d'entraîneur : il a notamment été entraîneur adjoint des trois-quarts pour le XV de France, équipe qu'il mène jusqu'en finale de la coupe du monde 2011, et de l'UBB, et s'occupe depuis 2017 des filières de jeunes au Stade toulousain.

Avec le Stade toulousain, il remporte deux Coupes d'Europe en 1996 et 2003 ainsi que six fois le championnat de France en 1994, 1995, 1996, 1997, 1999 et 2001. Avec l'équipe de France, il remporte une fois le Tournoi des Cinq Nations en 1997.

Il est surnommé « Milou » ou encore « la Panthère noire » en raison de sa couleur de peau et de sa foulée, souple et élégante.

Son premier fils Romain, né en 1999, joue au Stade toulousain et en équipe de France depuis 2019. En 2021, ils deviennent le premier duo père-fils à avoir remporté la Coupe d'Europe.

Son second fils, Théo, joue au Stade toulousain et en équipe de France des moins de 20 ans.

Émile Muyenga Ntamack naît dans le 2e arrondissement de Lyon d'un père ancien haltérophile camerounais reconverti arbitre de football, et d'une mère pied-noire, vivant en région lyonnaise où naissent leurs trois fils.

Après avoir pratiqué le football et l’athlétisme, Émile Ntamack aborde le rugby. Repéré chez les cadets, alors qu'il jouait à Meyzieu (dans la banlieue lyonnaise), il intègre la filière sport-étude du lycée Jolimont. Il signe en tant que cadet à l'Association sportive vauréenne (Lavaur - Tarn). Il y dispute quelques saisons en tant que cadet, puis junior, dans une équipe où évoluaient également Bruno Dalla-Riva et Christophe Guiter, futurs membres eux aussi du Stade toulousain. Avec Lavaur, il dispute quelques matches en équipe une, qui évoluait à l'époque en Troisième Division. Puis, encore junior, il rejoint le Stade toulousain en 1988.

Il y effectue toute sa carrière (capitaine à partir de 1996), se bâtissant un palmarès exceptionnel : champion de France Reichel 1989 et 1990, champion de France en 1994, 1995, 1996, 1997, 1999, 2001 (finaliste en 2003), vainqueur du Challenge du Manoir (devenu Coupe de France) en 1993, 1995 et 1998 et vainqueur de la Coupe d’Europe en 1996, 2003 et 2005 (finaliste en 2004).

Le 7 janvier 1996, il est capitaine du Stade toulousain pour la première finale de l'histoire de la Coupe d'Europe à l'Arms Park de Cardiff face au Cardiff RFC, les Toulousains s'imposent 21 à 18 après prolongation et deviennent ainsi les premiers champions d'Europe.

Le 24 mai 2003, il est titulaire avec le Stade toulousain en finale de la Coupe d'Europe au Lansdowne Road de Dublin face à l'USA Perpignan. Les Toulousains s'imposent 22 à 17 face aux catalans et deviennent ainsi de nouveau champions d'Europe. La saison suivante, il joue de nouveau la finale de la Coupe d'Europe qui se déroule cette fois au Stade de Twickenham à Londres face aux London Wasps. Il est titularisé sur l'aile droite. Les Anglais l'emportent sur le fil 27 à 20, à la suite d'une erreur de Clément Poitrenaud, empêchant les Toulousains de gagner un deuxième titre consécutif.

Il arrête sa carrière à l’issue de la saison 2004-2005.

En 2016, le site Rugbyrama le classe premier parmi les 10 meilleurs joueurs de l'histoire du Stade toulousain.

Il débute en équipe de France lors du Tournoi 1994, prenant part, quelques mois plus tard, à la mémorable tournée en Nouvelle-Zélande. À cette occasion, il suscite l’admiration de l’un de ses adversaires : le tout jeune Jonah Lomu.

Retenu pour la Coupe du monde 1995, Émile Ntamack s’illustre en inscrivant, dans les arrêts de jeu, un essai contre l’Écosse, offrant à la France la première place de sa poule et lui évitant ainsi d'affronter la Nouvelle-Zélande en quart de finale. Au tour suivant, contre l’Irlande, il est l’auteur d’un autre essai décisif, sur une interception de passe. Ces performances lui valent une nomination dans l’équipe-type de la Coupe du monde, ainsi que l’Oscar du Midi olympique 1995.

Ntamack remporte ensuite la Coupe Latine 1995, le Grand Chelem 1997 et est meilleur marqueur du Tournoi 1996.

Diminué par une pubalgie après avoir disputé le record[réf. souhaitée] de 54 matchs en 1995-96, il n’apparaît plus en équipe nationale entre janvier 1997 et novembre 1998. C’est toutefois en pleine possession de ses moyens qu’il fait son retour, étant l’un des seuls Français à tirer son épingle du jeu lors du Tournoi 1999. Il réalise notamment un exploit rare : trois essais inscrits contre le pays de Galles (malgré une défaite ce jour-là). Cela lui permet de finir meilleur marqueur de la compétition. Dans la foulée, il passe du poste d’arrière à celui de centre pour parvenir en finale de la Coupe du monde. Cette même année le voit finir meilleur marqueur de la Coupe d'Europe.

Après une dernière participation au Tournoi en 2000, Émile Ntamack n’apparaît plus sous le maillot bleu.

Le 19 juin 1993, il est invité pour la première fois avec les Barbarians français contre le XV du Président pour le Centenaire du rugby à Grenoble. Les Baa-Baas s'imposent 92 à 34.

Anúncio

Bientôt sur l'application World in Stories

Audio, téléchargement hors ligne, sans publicité et plus.

Découvrir Premium
Émile Ntamack | World in Stories