Ce Jour-là

Émile Louis

Tueur en série français

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Émile Louis, dit « le boucher de l'Yonne », né le 26 janvier 1934 à Auxerre (Yonne) et mort en prison le 20 octobre 2013 à Nancy (Meurthe-et-Moselle), est un tueur en série français. Il est au centre de l'affaire des disparues de l'Yonne.

Il est condamné pour atteintes sexuelles sur mineures en 1983 (quatre ans de prison) et en 1989 (cinq ans de prison).

En décembre 2000, il avoue l'assassinat de sept jeunes filles handicapées disparues dans les années 1970 dans l'Yonne, mais se rétracte un mois plus tard.

En mars 2004, il est condamné à vingt ans de réclusion criminelle pour viol et torture sur son épouse et sa belle-fille.

En novembre 2004, Émile Louis est condamné par la cour d'assises de l'Yonne à la réclusion criminelle à perpétuité pour « l'affaire des disparues de l'Yonne ». Il décide d'interjeter appel. En juin 2006, la cour d'assises d'appel de Paris prononce une peine identique à celle prononcée en première instance : réclusion criminelle à perpétuité avec peine de sûreté de 18 ans et dédommagement des familles des victimes. La chambre criminelle de la Cour de cassation rejette son pourvoi en septembre 2007.

Émile Louis né à Auxerre le 26 janvier 1934, est abandonné par sa mère dans les premiers jours de sa vie. Il est pris en charge par l'assistance publique, puis adopté par une famille d'accueil. Dans la famille d'accueil, son père adoptif est artisan maçon et fossoyeur, sa mère adoptive est autoritaire et froide.

En 1944, à la suite de la libération de la France et pendant l'épuration, ses deux sœurs sont tondues, une expérience qui le traumatise durablement.

Élève moyen, il obtient son certificat d'études.

Ce n'est qu'à 15 ans qu'il apprend que ses parents nourriciers ne sont pas ses parents biologiques. Adolescent, il séjourne dans un centre de délinquance en Saône-et-Loire où il est violé.

En 1952, âgé de 18 ans, il s'engage dans la Légion étrangère et participe à la guerre d'Indochine pendant deux ans. Il est affecté aux transports maritimes, ramenant tués et blessés vers les bases arrière. Il revient d'Indochine française en 1954, à la fin de la guerre, décoré de plusieurs médailles militaires.

En 1954, âgé de 20 ans, il épouse Chantal Delagneau avec qui il a deux filles, Maryline et Manoëlle, et deux fils, Fabrice et Fabien. Ils vivent à Villefargeau à 7 km à l'ouest d'Auxerre.

Son épouse dit de lui qu'il avait une double personnalité, parfois gentil et attentionné, mais parfois méchant et cruel.

Il trouve un emploi à la base militaire de Varennes dans l'Yonne. Il habite à Seignelay à 14 km au nord d'Auxerre, commune dont il se fait élire conseiller municipal.

Il devient chauffeur d'autocar de transport scolaire pour la société Les Rapides de Bourgogne où il rencontre ses sept jeunes futures victimes.

Il se sépare de son épouse en 1978 après 24 ans d'union, car « elle n'était pas portée sur le sexe », et vit avec Gilberte Binoche Lemérorel.

En 1981, alors qu'il vit à Seignelay où il est conseiller municipal, il est arrêté et condamné pour attentats à la pudeur sur des mineures de la direction départementale des affaires sanitaires et sociales (DDASS) de l'Yonne confiées à sa compagne.

La même année le 28 décembre, il est inculpé pour le meurtre de Sylviane Lesage, 23 ans, élevée par sa concubine, dont le corps est retrouvé à Rouvray (à 10 km au nord-est d'Auxerre), là où il a l'habitude d'aller à la pêche.

Il a nié le meurtre de Sylviane Durand-Lesage et toutes les disparitions, et il a avoué avoir « des troubles du comportement sexuel l'ayant entraîné à commettre des attouchements sur mineurs ».

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