Élodie Godin, née le 5 juillet 1985 à Cherbourg (Manche), est une joueuse de basket-ball française, évoluant au poste d’intérieure.
Cette intérieure française est vite devenue une pièce maîtresse du jeu intérieur de l’Équipe de France. Avec celle-ci, elle remporte le championnat d'Europe 2009, deuxième titre européen des Bleues. En club, elle a remporté deux titres de championne de France, avec les deux grands clubs français de Bourges et Valenciennes, et deux titres consécutifs de championne d'Italie avec le club de Taranto Cras Basket.
Joueuse de collectif, intraitable en défense (« Je ne suis pas une scoreuse mais au-delà de ça, je suis forte en défense et je prends des rebonds importants. C'est un rôle que j'ai endossé très jeune et qui me convient »), elle s'est aussi affirmée en attaque : « Au cours de ces dernières années, j'ai progressé sur mon tir à mi-distance, donc [mon coach à Schio] me demande de jouer un peu plus pour moi. Mais c'est vrai que je regarde avant tout la dernière passe plutôt que le tir (...) Je n'ai pas la technique d'une Sandrine Gruda ou d'autres joueuses intérieures mais je joue sur le physique, je me bats sur tous les ballons en défense et mon corps en ressent les séquelles.»
C'est en suivant son frère ainé qu'elle commence le basket-ball à l'âge de dix ans. Elle signe dans le petit club de Sainte Eulalie (Gironde), où elle évolue pendant trois ans avant d'opter pour un autre club régional, Tresses. Elle y joue deux saisons avant de rejoindre le centre fédéral de Toulouse. Elle accède à l'Institut national du sport, de l'expertise et de la performance (INSEP) pour évoluer avec l'équipe du centre fédéral.
Après deux saisons, elle signe un premier contrat professionnel en rejoignant l'un des clubs qui dominent le basket-ball féminin français, Bourges Basket pour trois ans. « C’était une décision très réfléchie car Bourges est une équipe qui avait tout gagné, l’Euroligue et championnat de France, mais l’équipe avait complètement changé. Il y avait beaucoup de jeunes joueuses, un gros potentiel mais il y avait tout de même un espace disponible pour moi afin d’avoir du temps de jeu ». Dès sa première saison, elle obtient des statistiques intéressantes en Euroligue 2003-2004 : sa moyenne de points est de 8,8, tandis que sa moyenne au rebond est de 9,1, dont 3,7 sur le plan offensif, ce qui la place au second rang de l'Euroligue, derrière Maria Stepanova. En février, elle est même nommée meilleure joueuse de la semaine en Euroligue pour un double double, 10 points et 12 rebonds, 2 interceptions et un contre lors d'une victoire 80 à 63 face à Sopron. Bourges termine sa campagne européenne face au club de MiZo Pécs, vainqueur en deux manches 62 à 58 puis 85 à 84 en quart de finale. Sur la scène française, Bourges s'incline en deux manches, 58 à 52 puis 79 à 56, face aux championnes d'Europe de Valenciennes. La saison d'Élodie Godin est récompensée d'un titre de meilleure espoir du championnat de France.
La saison suivante, Bourges échoue en quart de finale de l'Euroligue, toujours face aux Hongroises de Pecs, en trois manches. Godin présente des statistiques de 8 points, 8,1 rebonds en 25,1 minutes. En France, elle remporte pour la seconde année consécutive le titre de meilleure espoir. Bourges échoue face à Valenciennes en finale du championnat, trois manches à zéro, puis du tournoi de la Fédération. Par contre, Bourges met fin à la domination hexagonale des Valenciennoises en remportant la Coupe de France sur le score de 74 à 49. Élodie Godin, avec 17 points et 9 rebonds, est élue meilleure joueuse de la finale.
En mars 2006, elle figure parmi les joueuses qui représentent la sélection européenne lors du premier EuroLeague Women All-Star Game. Lors de cette rencontre, où elle est accompagnée d'une autre Française Sandra Le Dréan, elle marque 4 points et capte 5 rebonds en 15 minutes dans une victoire 86 à 67 des européennes.
Durant cette même saison 2005-2006, elle termine à la quatrième place des rebondeuses en Euroligue, avec une moyenne de 9 prises par rencontres. Après une seconde place lors du premier tour, Bourges élimine le Wisła Cracovie, puis échoue lors de la manche décisive, disputée à Bourges, face à Brno sur le score de 70 à 69. Lors de cette rencontre, Godin marque 11 points et capte 12 rebonds, ajoutant 2 contres en 29 minutes.
En récompense de son excellente saison précédente, elle est choisie, en janvier 2007, en quatrième position lors de l'élection pour le titre de FIBA Europe Women's Young Player of the year 2006 (meilleure jeune joueuse européenne de l'année), titre remporté par sa compatriote Sandrine Gruda.
Après trois saisons avec les Berruyères, Godin rejoint le grand rival de Valenciennes qui lui propose notamment un contrat plus lucratif. En Euroligue, le club échoue en deux manches lors du huitième de finale face au CSKA Samara, 85 à 75 puis 76 à 70. Lors de cette saison européenne, ses statistiques sont de 5,2, 5 rebonds en 21,3 minutes.
À l'issue de cette saison, elle rejoint sa compatriote Sandra Le Dréan au club de Prague. Ses statistiques avec son nouveau club sont de 5,2 points, 5 rebonds en 21,3 minutes. En ligue tchèque, sa moyenne de points est de 7,2. Toutefois, insatisfaite de son temps de jeu, elle décide changer de club : « C’était un choix de carrière qui a été catastrophique pour moi. Mais avec du recul cette année m’a appris énormément sur moi-même, sur la confiance, le doute. » « Je regrette mon année à Prague, parce que je l'ai vraiment mal vécue, je n'étais pas bien et à la limite d'arrêter le basket. Mais grâce à cette aventure, j'ai trouvé Tarente et peut-être que sans mon passage à Prague, je ne me serais jamais retrouvée en Italie. »
Elle s'engage alors dans le championnat italien pour évoluer avec le club de Tarente, rejoignant une autre Française Audrey Sauret. Le club évolue en Eurocoupe et atteint la finale. « [L]es Italiens sont très accueillants, je ne connaissais rien de l’Italie avant d’y arriver, la langue, la culture (...) mais je peux dire que j’adore vraiment ce pays (...) Ma relation avec les joueuses italiennes était vraiment super. J’avais la chance de vraiment maîtriser la langue italienne ce qui m’a aidé énormément. » Le club italien est battu par les Turques de Galatasaray sur le score de 82 à 61, rencontre où Godin marque 14 points et capte 4 rebonds. Sur la saison, ses statistiques sont de 8,6 points, 7,9 rebonds en 29,1 minutes. « Je suis arrivée une semaine avant le premier match officiel, mais j’avais déjà l’impression de connaître cette équipe depuis longtemps. Audrey Sauret y est pour beaucoup (...) Je pense que le niveau du championnat italien est un peu inférieur au championnat français. Mais le danger du championnat italien et que tout le monde peut battre tout le monde. Contrairement à la France, en Italie le secteur intérieur est vraiment très faible, ils ont donc un jeu parfois plus rapide et beaucoup plus de shoot à l’extérieur et drive. » Le club italien remporte le second titre de champion d'Italie de son histoire, en battant en finale club de Basket Femminile Venezia Reyer. Les statistiques de Élodie Godin en Championnat d'Italie de basket-ball féminin sont de 7,3 points, 8,2 rebonds en 26,2 minutes.
Lors de la saison 2009-2010, elle évolue de nouveau avec le club de Tarente. Elle remporte un nouveau titre, la Supercoupe d'Italie, contre le Club Atletico Faenza Pallacanestro. En fin de saison, le club remporte un second titre de champion d'Italie consécutif. Ses statistiques sont de 7,1 points, 5,6 prises en 23,2 minutes. En Euroligue, le club italien échoue en huitième de finale face au club turc de Fenerbahçe. Les statistiques de Godin sur cette saison européenne sont de 7,3 points, 6,9 rebonds en 26,8 minutes.
Pendant la saison 2011-2012, elle remporte avec son club de Tarente la coupe d'Italie face à Schio, puis le championnat, le quatrième de l'histoire de son club. Tarante étant en période d'incertitude financière, elle signe pour le club rival de Famila Schio. En 2012-2013, elle aide Schio à remporter le championnat italien (6,5 points, 8,9 rebonds et 2,3 interceptions)et à atteindre la finale à huit de l'Euroligue (4,7 points et 6,8 rebonds), ce qui la décide à prolonger son séjour à Schio l'année suivante.